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Pratique

Pourquoi UGAL ne développe pas d'application mobile

23 février 2011

Mathilde

Avec 970 millions de Smartphones dans le monde, le nombre d’applications pour mobiles disponibles est monstrueux comme le nombre de téléchargements quotidiens (seulement 18% des applications téléchargées sont payantes, d’après Businessmobile.fr).

Le marché du développement des applications mobiles gonfle comme une grosse bulle. Il existe des versions mobiles pour tout et n’importe quoi. De nombreuses sociétés lèvent des millions de dollars par ci et des centaines de millions d’euros par là pour développer des applications mobiles et il existe même des applications pour créer des applications mobiles (comme par exemple Cashew ou encore Yapper).

On pourrait donc se poser la question de savoir si UGAL va surfer sur la vague du mobile et développer des applications dédiées. Au risque de vous décevoir, la réponse est « non ». Explications.

Vive le SaaS

Le concept d’UGAL est basé sur le SaaS. Nos clients n’installent rien sur leur ordinateur et leur site est accessible depuis n’importe quel poste, qu’il s’agisse d’un Mac, d’un PC, d’un mobile ou d’une tablette et ce indépendamment de la marque, du système d’exploitation et du navigateur utilisés. Les sites sont ainsi disponibles pour les internautes qui peuvent lire le contenu, passer des commandes, mais aussi pour les administrateurs qui peuvent se connecter à leur site pour l’administrer : modifier le contenu, visualiser les commandes etc.

Développer une application mobile consiste aujourd’hui à développer spécifiquement une application pour chaque système d’exploitation disponible : Android, iPhone OS, Symbian, Windows Phone 7 ou WebOS et maintenant Bada OS le nouvel OS Mobile que Samsung vient juste de dévoiler. D’après Indexel, le coût moyen de développement d’une application mobile est de 30.000 euros ....par plateforme.

Côté client c’est la fête aussi : alors que les internautes commencent à comprendre les avantages des applications hébergées, ils reviennent en arrière sur le mobile. Une application mobile doit s’installer localement. On change de mobile, on réinstalle l’application. On change de marque il faut acquérir une nouvelle application. Pas très pratique.

On n’est pas là pour buzzer

Les applications mobiles sont à la mode, développer une application mobile c’est l’occasion de faire du buzz, d’avoir des billets sur la blogosphères voire même dans la presse. C’est de la communication. Par exemple quand Oxatis a sorti une application Iphone qui permet « à tout moment de consulter facilement et rapidement les commandes enregistrées » ça me fait franchement marrer parce qu’avec UGAL on peut le faire aussi directement depuis son navigateur mobile et en plus ça marche sur TOUS les mobiles. Vive le SaaS.

 

UGAL sur Iphone

 

Le site de collectionp, fait avec UGAL, sur un iPhone en mode SaaS : à gauche la page d'accueil du site, à droite le tableau de bord du site (les coordonnées du client ont été floutées).

 

Bref, de notre côté on préfère penser au client plutôt que de faire un coup marketing. A priori celui-ci va aller depuis son Smartphone sur son site pour le consulter : par exemple vérifier un prix ou regarder les dernières commandes. Et ça, on le fait déjà très bien en mode SaaS, merci. Pour le reste rien ne vaut un bon vieux clavier et un ordinateur.

On préfère donc concentrer notre développement vers des fonctionnalités utiles, qu’il s’agisse de petits détails ou de plus gros changements, plutôt que d’investir lourdement en développement et en maintenance pour des applications qui servent surtout pour leur effet d'annonce mais qui n'apporteraient pas grand chose à nos clients.

Jeter de l'argent par les fenêtres

Bien sûr, certaines applications mobiles sont bien utiles : on a besoin sur son Smartphone d’applications pour relever ses emails, gérer son agenda et ses contacts, géolocaliser, socialiser et surtout pour jouer. D’ailleurs une étude récente de emarketer le confirme : pour tout le reste, les mobinautes préfèrent utiliser leur navigateur, plutôt que de télécharger une application. Du coup, on va sans doute un jour proposer une "vue mobile" c'est à dire une vue allégée des pages pour une navigation plus adaptée.

En attendant, Apple se met toute la communauté de développeurs à dos avec sa politique de distribution usurière tandis que le HTML5 risque de sonner le glas de toutes ces applications natives pour téléphones mobiles qui bientôt ne serviront plus à rien. Bref, vous l'aurez compris, on a bien mieux à faire aujourd'hui que de se lancer dans le développement d'applications mobiles natives. Vive le SaaS! (bis repetitas)

Commentaire de Frédérique

23 février 2011 à 10:14 AM

Comme toujours des informations intéressantes ... à méditer
Merci Ugal

Commentaire de Benoît

23 février 2011 à 05:36 PM

Client d'UGAL, en ce qui me concerne, effectivement, je ne vois pas du tout l'intérêt d'une application qui me donnerait peut être moins de fonctionnalités qu'en surfant sur le navigateur de mon téléphone.

Commentaire de Pfff

23 février 2011 à 05:53 PM

Peut être n'avez pas les moyens de développer une telle application... Vu vos tarifs élevés, ça revient cher le site avec un simple CMS.

Surtout qu'une application bien pensée peut grandement faciliter la gestion des commandes. En effet, sur iPhone il faut zoomer et dézoomer en permanence pour bien lire les commandes, car votre administration est faite pour un grand écran.

Commentaire de Jean - UGAL

24 février 2011 à 12:44 AM

Merci Pfff pour votre commentaire.

Ce n'est pas le coût des applications mobiles qui nous décourage le plus d'en développer, mais le fait que ça serait un retour vers un modèle de distribution d'applications que nous jugeons dépassé, pour les raisons que Mathilde explique.

Nous sommes conscients que UGAL n'est pas optimisé pour les plate formes mobiles (oui, il faut zoomer), et nous travaillons à une version mobile en HTML, à la fois pour le front-end et pour certains outils d'administration (gestion des commandes et dons en particulier).

Le coût de UGAL est une autre discussion. Il est jugé tout à fait abordable par notre clientèle, la aussi pour de nombreuses raisons. Je serai ravi d'en parler avec vous mais votre choix de rester anonyme (internet est bien pratique pour ça internet, hein?) me fait penser que votre intérêt est ailleurs. N'hésitez pas à me contacter: jean@ugal.com.

Commentaire de Jean - UGAL

24 février 2011 à 12:52 AM

Pour ceux qui sont interessés, voici un article (en anglais) de 37signals qui explique leurs raisons pour ne plus faire d'applications natives : http://37signals.com/svn/posts/2761-launch-basecamp-mobile. C'est tout simplement ingérable!

Commentaire de Pascal

3 mars 2011 à 11:38 AM

Donc UGAL commence, avec un certain bon sens, à sortir de sa macophilile rampante!
Effectivement, le modèle propriétaire dont iphone est le dernier illustre rejeton rappelle furieusement aux plus vieux d'entre nous la grande époque de Windows ou des tous premiers abonnements FAI AOL avec portail AOL et quasi-interdiction de sortir dans le vaste monde du web....
C'est la première fois que je lis une ébauche de réponse sensée de moyen terme: site allegé et, surtout, redimensionné pour petits écrans.
Bravo pour la vision stratégique UGAL!

Commentaire de Mathilde

3 mars 2011 à 02:34 PM

Chez UGAL on est moitié Mac, moitié PC, ça nous permet de rester objectif . Sinon, pour moi, le nouvel AOL c'est clairement Facebook, j'en reparlerai un de ces jours

Commentaire de Pierre

7 mars 2011 à 01:23 PM

Quand on pense au travail de fourmi accompli par le W3C, dans sa croisade pour imposer des standards d'accessibilité et de compatibilité multi-plateforme aux acteurs du web, c'est vrai que l'explosion des applications natives ressemble à un grand pas en arrière.

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