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Pratique

L'Europe s'intéresse au nuage, dans les choux

23 mai 2011

Mathilde

Sur le site de la communauté européenne, se trouve un questionnaire pour "Consultation publique sur l'informatique en nuage". Le but de l'enquête est de collecter des informations sur "les besoins, les obstacles et les opportunités d'utilisation et de fourniture de services informatiques en nuage (cloud computer)".

Le fait de stocker et de publier en ligne de ses données personnelles (son compte Facebook) ou professionnelles (sa boutique en ligne et ses commandes web) est une pratique générale qui s'accroît : le Cloud couplé au mode SaaS est tellement pratique. La face cachée du Cloud est juridique : à qui appartiennent mes données? Quelle juridiction dans le cas d'un litige de l’autre côté de la frontière ? L'initiative de la communauté européenne est donc tout à fait louable et je suis allée voir le questionnaire. Voici quelques remarques à propos de cette consultation.

consultation europe sur le cloud

 

Au niveau du contenu, le formulaire est organisé dans 7 chapitres différents

1-Votre profil

La communauté européenne distingue 3 sortes de participants

- les sociétés
- les administrations publiques
- les personnes privées

Pour compléter son profil, le participant doit encore répondre à quelques questions pour décrire son utilisation du cloud et aussi des problèmes qu'il rencontre.

2-L'informatique en nuage pour les utilisateurs

4 questions qui tournent uniquement autour du juridique "Les droits et les responsabilités sont-ils clairs", "Etes-vous au courant de la juridiction", "Voyez-vous une meilleur façon de déterminer la juridiction compétente", "La responsabilité des situations transfontalières sont-elles claires".

3-Cadre Légal

Alors que le volet "Utilisateurs" traite déjà des aspects juridiques, on trouvera ici 3 questions concernant encore la législation. On remarquera notamment la question qui demande si on est au courant des "spécificités des règles portant sur la protection des données dans différents Etats Membres". Pas la peine de faire une consultation, personne, même Maître Eolas ne peut répondre « oui » à une telle question.

4-Vers l'intéropérabilité

3 questions qui concernent ici l'interopérabilité des systèmes, à savoir le fait de pouvoir (ou pas) récupérer ses données si l'on change de fournisseurs de service. La première question est dédiée à la description "des problèmes d'interopérabilité ou de portabilité ", les deux suivantes aux normes.

5-L’informatique en nuage dans le secteur public

Il s’agit ici de proposer des initiatives pour encadrer les bonnes pratiques dans le nuage (7 questions)

6-Prochains programmes de recherche

Avec 5 questions, le participant peut donner son avis sur les aides financières que L’Europe pourrait débloquer afin d’améliorer les infrastructures et les projets liés au Cloud

7-Des solutions globales à des problèmes globaux

2 dernières questions pour parler(encore) des problèmes liés au cloud.

A quoi ça sert?

Au delà de l'appellation "L'informatique en nuage" qui peut faire sourire,  j'ai déjà été un peu déçue par l'interface du formulaire en ligne. A l’heure du cloud justement, on a vu des outils plus ergonomiques pour répondre à une enquête en ligne. Heureusement un PDF est disponible au téléchargement.

Pour le reste, je n'ai pas aimé ce formulaire parce qu'il est principalement orienté sur les problèmes liés au Cloud alors qu'en préambule, on parlait aussi de besoin et d'opportunités. En avril 2011, plus de 26 millions de français sont allés sur Facebook, d'après Médiamétrie. Aucun ou quasi n'en a lu les conditions de confidentialités. D'après le NY Times elles sont plus longues que la constitution des Etats-Unis (sic). Tout ça pour dire qu'il y a comme un décalage entre les préoccupations de l'Europe et celle des utilisateurs. Aborder le Cloud principalement par les problèmes ne sert à rien : de toutes façons, "le mal" est fait.

Bien sûr les questions juridiques sont extrêmement importantes et chez UGAL on s'est posé ces questions, pour nous et pour nos clients. Les réponses pour nos clients sont dans nos CGV : les données, le contenu et le nom de domaine de leur site leur appartiennent. De notre côté, quand on souscrit à un service, on lit toujours les CGV, ce qui nous permet ensuite, de l'utiliser (ou pas) en connaissance de cause. Avoir mes emails professionnels chez Google me gêne quelque part, mais il s'agit tout de même de Google qui ne peut pas se permettre de faire n'importe quoi avec la confidentialité des données.

 

 

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